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« L'eau semble être disponible en abondance, mais nous devons en prendre bien soin. »

29 janvier, 2026

Razaki avec ses collègues Gertrude (à gauche) et Gérard (quatrième à partir de la gauche) et quelques personnes du projet « maraîchage ». (c) Join For Water

BÉNIN – Notre collègue Razaki Sabi Zingui est pleinement conscient de l’importance de la protection des ressources en eau dans son pays. Dès son plus jeune âge, il s’est passionné pour l’eau et aujourd’hui, Razaki travaille pour Join For Water dans le sud-ouest du Bénin.

Adolescent, Razaki savait déjà qu’il voulait « plus tard » travailler dans le secteur de l’eau. Il a grandi dans une région où l’eau ne coulait pas toujours du robinet. Ses études et son engagement personnel ont fait de l’eau une véritable passion. Il est heureux des connaissances qu’il a acquises et comprend l’importance de la responsabilité que chacun doit assumer pour cette précieuse ressource. Il est fier lorsqu’il parvient à convaincre les gens d’adhérer aux solutions que Join For Water élabore avec eux.

Razaki : « Nous pensons que l’eau est abondante, mais l’eau douce ne représente qu’une fraction de toute l’eau disponible dans le monde. Nous devons donc sensibiliser les gens au fait que disposer de suffisamment d’eau douce est un privilège. Et qu’il est vital d’en prendre soin. »

« J’ai grandi à Parakou, une ville située à environ 400 km au nord de la ville côtière de Cotonou. L’accès à l’eau n’était certainement pas une évidence dans mon enfance. À certaines périodes, il n’y avait tout simplement pas d’eau, et même la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) ne pouvait pas toujours garantir l’approvisionnement en eau potable. Ce n’était pas vraiment une situation dramatique, mais c’était une réalité. Dès que je suis allé à l’école, je me suis dit que j’irais à l’université pour suivre une formation dans le secteur de l’eau. J’ai donc étudié l’hydrologie et la gestion des ressources en eau. Mes études m’ont également permis de comprendre pourquoi l’accès à l’eau est moins évident dans le nord de notre pays. Le sol y est rocheux et l’eau ne se trouve pas facilement dans le sous-sol. C’est pourquoi, dans ma région, où ma famille vit toujours, il est important de protéger les eaux de surface et de ne pas les gaspiller. Actuellement, la situation s’est améliorée dans la région où je vivais, mais le besoin en eau potable reste présent. Même à Cotonou, où se trouve le bureau de Join For Water, l’eau ne coule pas toujours du robinet. Pendant les heures de pointe, l’approvisionnement est interrompu. »

« Mes études en hydrologie m’ont également apporté les compétences et les aptitudes nécessaires pour faire prendre conscience que l’eau peut devenir rare à un moment donné. Nous devons prendre soin de cette eau et en surveiller la qualité. »

Razaki Sabi Zingui - Benin

Témoignage

L’eau me tient particulièrement à cœur. Enfant déjà, j’ai appris à quel point il est important pour l’homme et la nature de disposer d’une quantité suffisante d’eau pure. J’ai donc très vite su que j’allais étudier l’hydrologie et la gestion de l’eau.

Razaki Sabi Zingui, chef de projet Delta-Mono, marié et papa de 3 enfants, Bénin

Travailler pour l’eau

Avant de rejoindre Join For Water, il avait déjà parcouru un long chemin dans le domaine de l’eau et concrétisé son engagement.

« J’ai travaillé pendant un an pour l’Autorité du Bassin du Mono. J’y suivais les projets et en rendais compte. J’ai également été très actif pendant trois ans, notamment en tant que président, au sein du Réseau Béninois du Parlement mondial de la Jeunesse pour l’Eau. A ce moment j’ai d’ailleurs déjà rencontré quelques personnes de Join For Water lors d’ateliers, sans que nous nous connaissions vraiment. Le Réseau Béninois m’a permis d’entrer en contact avec de nombreuses organisations actives dans le domaine de l’eau, du climat… et avec de nombreux organismes publics avec lesquels nous avons collaboré. Grâce à ces organisations, j’ai pu suivre des formations, notamment sur la mise en place et la gestion de projets. Lors de ma collaboration avec Helvetas Swiss Intercooperation, j’ai également acquis beaucoup d’expérience en organisant des activités sur le terrain, en coordonnant des équipes et, par exemple, en sensibilisant les enfants et les jeunes aux bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement. A l’ONG Bien-Etre et Vie ex Vivia Miel ONG, j’ai également occupé le poste de community manager sur les réseaux sociaux. Je me suis plongé dans ce domaine et j’aime beaucoup ça. Tout cela m’a donné l’expérience nécessaire pour occuper aujourd’hui le poste que j’ai. »

Gertrude Baï N’Bouke, Razaki et Gérard Agossevi, l’équipe de Join For Water du projet Delta Mono/Enabel.

 

« Nous nous complétons bien »

Aujourd’hui, Razaki est chef de projet du projet Delta Mono-Enabel, qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants de plusieurs villages du département de Mono. 

« Au sein de l’équipe, nous nous complétons bien. Je suis spécialisé en hydrologie et gestion des ressources en eau, Gertrude a étudié la géographie et a fait la gestion de l’environnement et l’aménagement du territoire puis une maîtrise en géographie. Nous apportons tous les trois nos connaissances et nos talents.  Gerard et Gertrude parlent également la langue locale, ce qui nous permet de bien nous entraider. Nous apportons chacun nos informations et nos connaissances et nous recherchons l’intérêt commun qui profite à tout le monde. Un aspect intéressant de mon travail est également la rencontre avec toutes les autres organisations afin de voir comment nous pouvons nous aider mutuellement et échanger nos expériences. »

Razaki est fier de son travail dans le cadre du projet Delta Mono, où la communication et la concertation jouent un rôle important.

« Ce qui me rend particulièrement fier dans ce projet, c’est que les communautés comprennent ce que nous partageons avec elles. Et lorsqu’elles parviennent à mettre en pratique ce dont nous avons convenu, je suis particulièrement satisfait. »

Quand on visite le Bénin, on voit partout de l’eau : rivières, lacs, canaux et marécages se succèdent dans le paysage. Ceux qui y travaillent sont conscients que ce bien précieux mérite encore plus de protection.

 

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Razaki est chef de projet du projet Delta Mono/Enabel, qui a permis la création de deux frayères, comme ici à Adimado. (c) Drone Environnement