BÉNIN – Notre collègue Razaki Sabi Zingui est pleinement conscient de l’importance de la protection des ressources en eau dans son pays. Dès son plus jeune âge, il s’est passionné pour l’eau et aujourd’hui, Razaki travaille pour Join For Water dans le sud-ouest du Bénin.
Adolescent, Razaki savait déjà qu’il voulait « plus tard » travailler dans le secteur de l’eau. Il a grandi dans une région où l’eau ne coulait pas toujours du robinet. Ses études et son engagement personnel ont fait de l’eau une véritable passion. Il est heureux des connaissances qu’il a acquises et comprend l’importance de la responsabilité que chacun doit assumer pour cette précieuse ressource. Il est fier lorsqu’il parvient à convaincre les gens d’adhérer aux solutions que Join For Water élabore avec eux.
Razaki : « Nous pensons que l’eau est abondante, mais l’eau douce ne représente qu’une fraction de toute l’eau disponible dans le monde. Nous devons donc sensibiliser les gens au fait que disposer de suffisamment d’eau douce est un privilège. Et qu’il est vital d’en prendre soin. »
« J’ai grandi à Parakou, une ville située à environ 400 km au nord de la ville côtière de Cotonou. L’accès à l’eau n’était certainement pas une évidence dans mon enfance. À certaines périodes, il n’y avait tout simplement pas d’eau, et même la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) ne pouvait pas toujours garantir l’approvisionnement en eau potable. Ce n’était pas vraiment une situation dramatique, mais c’était une réalité. Dès que je suis allé à l’école, je me suis dit que j’irais à l’université pour suivre une formation dans le secteur de l’eau. J’ai donc étudié l’hydrologie et la gestion des ressources en eau. Mes études m’ont également permis de comprendre pourquoi l’accès à l’eau est moins évident dans le nord de notre pays. Le sol y est rocheux et l’eau ne se trouve pas facilement dans le sous-sol. C’est pourquoi, dans ma région, où ma famille vit toujours, il est important de protéger les eaux de surface et de ne pas les gaspiller. Actuellement, la situation s’est améliorée dans la région où je vivais, mais le besoin en eau potable reste présent. Même à Cotonou, où se trouve le bureau de Join For Water, l’eau ne coule pas toujours du robinet. Pendant les heures de pointe, l’approvisionnement est interrompu. »
« Mes études en hydrologie m’ont également apporté les compétences et les aptitudes nécessaires pour faire prendre conscience que l’eau peut devenir rare à un moment donné. Nous devons prendre soin de cette eau et en surveiller la qualité. »



