Le projet Delta Mono au Bénin de Join For Water fait partie d’un programme géré par Enabel et financé par l’Union européenne. La zone où se déroulent les activités est la Réserve de biosphère du Mono (RBM), ou biosphère protégée de la vallée du Mono, au Bénin. La RBM est reconnue internationalement pour son importance écologique. Le Mono est un fleuve qui prend sa source au Togo et traverse la partie occidentale du Bénin avant de se jeter dans l’océan. Toute la région comprend des zones humides, des lacs, des mangroves et des zones alluviales précieux qui fournissent des services importants à l’homme et à la nature, tels que le stockage de l’eau, l’infiltration, la préservation de la biodiversité et la protection contre les inondations. Le projet Delta Mono s’inscrit dans le cadre des plans du gouvernement béninois en matière d’adaptation aux effets du changement climatique.
Concrètement, Join For Water intervient dans 6 communes : Grand Popo, Lokossa, Comè, Athiémé, Houéyogbé, Djakotomey, qui font partie de 4 ACCB (Aires Communautaires de Conservation de la Biodiversité). Les ACCB sont des zones gérées par les communautés afin de protéger les ressources naturelles telles que l’eau et d’œuvrer à leur utilisation durable. Les quatre ACCB sont :
- ACCB d’Adjamè
- ACCB de la forêt de Naglanou
- ACCB du lac Toho (voir l’article sur le maraîchage)
- ACCB de Bouche du Roy (voir l’article sur la frayère de Dohi).
La région est confrontée à des défis majeurs :
- Le changement climatique entraîne une imprévisibilité des précipitations, des inondations fréquentes et des périodes de sécheresse.
- L’agriculture et la pêche intensives entraînent la dégradation des zones humides, la perte de biodiversité et la pollution.
- Les communautés locales, en particulier les groupes vulnérables, sont fortement dépendantes des ressources naturelles en eau pour l’irrigation, l’élevage, la pêche et la production alimentaire.
- Accès limité à la technologie et aux connaissances.
- Faiblesse des structures (municipales) et manque de coordination entre les différentes parties concernées.
Avec ce projet, Join For Water vise à :
- améliorer les conditions de vie des communautés locales grâce à une meilleure production alimentaire.
- réduire l’impact négatif de l’agriculture et de la pêche sur l’environnement.
- renforcer la résilience des écosystèmes face aux effets du changement climatique.
Les activités consistent à :
- mettre en place une infrastructure agroécologique, en concertation avec la communauté
- renforcer les municipalités, les gestionnaires et les producteurs dans la gestion et la politique durables
- sensibiliser et former les communautés à la biodiversité, à l’adaptation au climat et à la gestion de l’eau.
- promouvoir l’égalité des sexes et l’inclusion selon le principe LNOB (Leave No One Behind).
Que voulons-nous réaliser pour cette région ?
- Impact direct : meilleur accès à l’eau, augmentation de la productivité, restauration des zones humides et de la biodiversité, renforcement de la gouvernance locale.
- Impact indirect : croissance économique, sécurité alimentaire, inclusion des genres et adaptation au changement climatique.
- Durabilité : ancrage dans les plans de développement municipaux, renforcement des capacités locales et structures de gestion participatives.