République démocratique du Congo – Dans la province du Tshopo, Join For Water met en place davantage de pratiques agroécologiques qui profitent non seulement à l’agriculture elle-même, mais aussi à la nature et à la population. BOS+ et Tropenbos sont nos partenaires dans ce projet.
Une révolution agroécologique en Afrique centrale
Pendant des décennies, le palmier à huile régnait en maître incontesté dans les campagnes d’Afrique centrale. Plante emblématique, source de revenus rapides, produit stratégique pour les industries alimentaires et cosmétiques, il occupait un rôle presque mythique. Pourtant, un vent nouveau souffle sur les paysages agricoles. À travers l’émergence de l’agroécologie centrée sur le cacaoyer, un basculement profond s’opère : celui d’une transition écologique, économique et culturelle qui redessine l’avenir des communautés rurales.
Le palmier à huile perd sa position dominante
Après le déclin d’autres cultures d’exportation, comme le caoutchouc, le palmier à huile est devenu l’une des principales cultures pérennes dans plusieurs pays d’Afrique centrale. Mais le secteur est de plus en plus confronté à des problèmes structurels :
- Épuisement des sols et perte de fertilité après des cycles non régénérés.
- Vulnérabilité aux maladies, notamment le flétrissement du palmier.
- Prix instables sur le marché international, qui fragilisent les petits producteurs.
- Impact environnemental critiqué, notamment la déforestation liée aux anciennes plantations extensives.
À cela s’ajoute le fait que les impacts environnementaux de la production d’huile de palme à grande échelle sont sous le feu des projecteurs. La déforestation et la perte de biodiversité ont terni la réputation du secteur, tandis que les plantations vieillissantes deviennent de moins en moins rentables.
Dans des pays comme la République démocratique du Congo, ça fait que les jeunes agriculteurs s’y intéressent de moins en moins. Alors qu’avant, le palmier à huile était un symbole de progrès et de prospérité, de plus en plus d’agriculteurs cherchent des alternatives plus durables.
Le cacao, moteur d’une nouvelle vision de l’agriculture
En parallèle, une autre culture gagne du terrain : le cacao, mais pas n’importe quel cacao.
Ce n’est plus le cacao cultivé en monoculture, mais un cacao agroécologique, intégré dans des systèmes diversifiés, ombragés, respectueux de la biodiversité.
Cette approche crée un système agricole qui ne se contente pas de produire, mais qui restaure aussi les écosystèmes.

