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Le genre dans la gestion de l'eau : des femmes fortes, des communautés fortes

3 mars, 2026

De aanwezigheid van water bepaalt het dagelijkse leven van vrouwen. Mali - Farabana (c) Join For Water

Journée internationale des femmes 2026

Chaque jour, des millions de femmes et de filles vont chercher de l’eau, cuisinent, irriguent les cultures, s’occupent de leur famille et portent le poids d’une charge inéquitable liée à l’eau. Pourtant, elles sont souvent absentes des tables de décision et des réunions où l’on détermine qui a accès à l’eau, à la terre et aux ressources.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2026, Join For Water souhaite mettre en lumière le rôle indispensable des femmes dans la gestion de l’eau et leur droit à participer pleinement. Car l’égalité des sexes n’est pas un bonus facultatif, c’est une condition préalable à un accès durable à l’eau.

Pourquoi les femmes font la différence

Dans les pays où Join For Water est actif, les femmes sont les principales utilisatrices de l’eau. Elles connaissent les sources, les besoins et les risques. Pourtant, les décisions sont souvent prises sans elles.

C’est pourquoi Join For Water investit dans une gestion de l’eau inclusive :

  • les femmes sont encouragées à devenir membres du comité de l’eau de leur commune
  • elles reçoivent une formation en leadership, en techniques de débat et en gestion financière
  • elles sont impliquées dans la surveillance et l’entretien des installations d’eau potable.

C’est ainsi qu’au Bénin, dans la commune des Aguégués, Odette Hounkonnou est devenue présidente du comité local de l’eau. Elle a désormais son mot à dire dans l’avenir de sa communauté :

« Maintenant que je suis présidente, je suis souvent invitée à la mairie. Je participe au développement de notre communauté, et j’en suis très fière. »

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Odette Hounkonnou en route vers la mairie des Aguégués. (c) Join For Water

La Journée internationale des femmes est également importante pour le droit à l’eau

La Journée internationale des femmes est axée sur la reconnaissance de l’égalité des droits et des chances. Dans le contexte de l’eau, cela signifie que :

  • les femmes doivent savoir que l’eau est un droit humain
  • elles doivent pouvoir et oser revendiquer ce droit
  • les gouvernements doivent veiller à ce que les femmes ne se contentent pas d’aller chercher de l’eau, mais participent également aux décisions concernant sa gestion.

Des actions de sensibilisation menées au Mali l’ont clairement montré : les femmes y ont appris pour la première fois qu’elles ont droit à l’eau, à la terre et à la participation aux décisions. Cette prise de conscience change leur perspective — et leur avenir.

Fanta Niagaté uit Mali

Fanta Niagaté est une femme leader au Mali et elle est déterminée : « Je ne savais pas que ces droits existaient. Désormais, je n’hésiterai plus à interpeller nos autorités locales. »

Les femmes qui protègent les sources d’eau

Join For Water soutient les initiatives qui donnent aux femmes un rôle actif dans la protection des rivières et des écosystèmes. En Ouganda, il existe les Woria’s ou Women River Ambassadors.

75 femmes y gèrent des sections de la rivière Mpanga, plantent des arbres pour prévenir les inondations et veillent à ce que tout le monde respecte les zones tampons.

Dans les Andes, Protos Andes, le partenaire de Join For Water, a fondé la Binationale Water School. Le terme « binationale » fait référence à la zone où Protos Andes est actif : la région frontalière entre l’Équateur et le Pérou, où la rivière Mayo, appelée Chinchipe au Pérou, est la source de vie des habitants. À l’École de l’eau, les participants apprennent notamment à gérer les ressources en eau et à faire face aux conséquences du changement climatique. Des sessions exclusivement destinées aux femmes ont également été organisées. Elles ont ainsi pu découvrir leurs droits et apprendre à les faire valoir dans leurs villages.

« La formation nous rend plus conscientes de nos droits et de la manière dont nous pouvons les exercer ou les revendiquer », explique Liliana Zosoranga Toledo.

La réalité derrière l’inégalité en matière d’accès à l’eau

Les récits de femmes sur leur vie quotidienne et leur relation avec « l’eau » témoignent du poids considérable que représente la corvée d’eau — et de l’impact considérable que peut avoir le changement.

Comme dans de nombreux pays à travers le monde, aller chercher de l’eau reste une tâche quotidienne pénible, qui repose littéralement sur les épaules des femmes et des filles :

Bintou Diawara

Bintou Diawara, du Mali : « Ma journée commence à 4 heures du matin. Aller chercher de l’eau est l’une des tâches les plus difficiles. Mon rêve est que les hommes nous aident dans cette tâche. »

Et Mama Rosa, de la République démocratique du Congo : « Je peux désormais aller chercher de l’eau près de chez moi sans crainte. J’ai du temps. Pour mes enfants. Pour ma vie. »

La Journée internationale des femmes est consacrée à l’égalité des droits, qui, en matière d’eau et de gestion de l’eau, n’est certainement pas encore garantie partout et pour tout le monde. Join For Water poursuit son engagement et continue à œuvrer pour l’inclusion :

  • les femmes doivent être informées
  • les femmes doivent participer aux décisions
  • les femmes doivent pouvoir être des leaders du changement.

Lorsque les femmes sont pleinement impliquées, la gestion de l’eau devient plus inclusive, plus équitable et plus durable.

La Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, s’inscrit parfaitement dans cette démarche, car en 2026, cette journée internationale sera également placée sous le signe de l’égalité des sexes. Plus d’informations prochainement…

 

➡ En lire plus sur les actions de sensibilisation menées au Mali.