Bénin – Bibiane fait partie des habitants de Logbo qui ont rejoint le projet d’agroécologie de Join For Water. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Delta-Mono-Enabel. Elle raconte comment ce projet a changé sa vie.
Bibiane Aziablé a 40 ans et vit depuis vingt ans à Logbo-Zohongo, le village où elle est née.
Bibiane vit avec son mari, ses deux enfants âgés de 20 et 13 ans, et un beau-frère. Elle concilie sa vie de famille avec son travail de mareyeuse : elle vend et frit du poisson pour subvenir aux besoins de sa famille.
« Mes journées étaient toujours bien remplies. Le matin, je m’occupais des tâches ménagères, puis je travaillais avec le poisson et je préparais les repas. Pourtant, chaque jour, nous ne savions pas si nous allions pouvoir joindre les deux bouts. »
La vie avant Join For Water
Avant l’arrivée de Join For Water, la vie de Bibiane consistait surtout en une quête quotidienne pour subvenir aux besoins fondamentaux de sa famille.
- « Nous passions des journées sans savoir ce qu’on va manger, comment subvenir à nos petits besoins comme l’achat des savons de toilettes, des vêtements … »
L’eau était l’un des plus grands défis. Pour ses productions maraichères, Bibiane devait aller chercher de l’eau au lac, à l’aide de bassins, et arroser plante par plante. Cet effort physique avait un impact évident sur sa santé et sa vie de famille.
- « Je passais plus de quatre heures avant de finir l’irrigation. Le lendemain, je me réveillais avec des courbatures et une fatigue extrême. J’étais constamment malade. J’avais des crampes et je pouvais à peine faire cent mètres sans faire une pause. »
Ses enfants en subissaient également les conséquences.
« Comme j’étais épuisée, je ne pouvais plus m’occuper d’eux autant qu’avant. Leurs performances scolaires ont diminué. »

Premier contact avec Join For Water
Lorsque Bibiane a entendu parler de Join For Water pour la première fois lors d’une réunion villageoise, elle s’est d’abord montrée réticente. Elle a néanmoins décidé de participer, motivée par le désir de mener une vie meilleure.
- « J’étais méfiante. J’avais déjà vu des projets où au cours des séances de prises de décision on n’a jamais été associé. Je voulais améliorer mes conditions de vie et surtout retrouver la santé. »
