Que se passe-t-il lorsque la recherche sort des rapports et parvient aux personnes qui en ont le plus besoin ? Dans le bassin versant de l’Aswa, en Ouganda, Join For Water et InfoNile transforment la recherche et les données environnementales en récits que les communautés peuvent comprendre, discuter et utiliser pour agir.
La recherche peut nous apprendre beaucoup sur les pressions qui pèsent sur nos ressources en eau. Mais les données seules n’atteignent pas toujours les personnes qui vivent ces défis au quotidien.
C’est pourquoi Join For Water et InfoNile explorent la manière dont le journalisme, la photographie et le storytelling peuvent contribuer à combler le fossé entre la recherche et les réalités vécues.
Leur collaboration a débuté en 2025 par une formation à Lira, en Ouganda, réunissant de jeunes professionnels, des journalistes et des acteurs du secteur environnemental. Les participants ont appris à transformer la recherche environnementale en récits et en visualisations de données accessibles, et à utiliser la photographie pour saisir à la fois le contexte et l’impact humain qui se cachent derrière les chiffres.
L’objectif n’était pas simplement de mieux communiquer les résultats de la recherche. Il s’agissait de rendre les connaissances plus accessibles et plus utiles aux communautés, aux décideurs et aux autres parties prenantes.
Apprendre à raconter l’histoire derrière les données
Pour Daniel Oguti, étudiant en sciences, technologies et gestion de l’environnement à l’Université de Kyambogo et stagiaire chez Join For Water, cette expérience a changé sa manière d’envisager la communication.
« J’ai appris à quel point le storytelling peut être un outil puissant pour mettre en lumière les défis auxquels les communautés sont confrontées, dénoncer les injustices environnementales et inciter à l’action. »
La formation associait des compétences pratiques en communication à un principe essentiel : une bonne communication environnementale a besoin à la fois de données probantes et de récits humains.
Les participants ont appris à traduire des données en visualisations accessibles, à utiliser la photographie pour restituer le contexte et les émotions, et à appliquer des techniques journalistiques afin d’intégrer les réalités des communautés dans des discussions plus larges.
Ambrose Okwanga, journaliste à Radio Unity à Lira, a particulièrement apprécié le rôle de la photographie :
« De bonnes images ne sont pas seulement complémentaires : elles peuvent souvent être plus éloquentes que les mots pour communiquer les résultats d’un projet et les messages liés à la conservation. »
