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« Planifier la gestion de l’eau, c’est impératif »

11 mars, 2026

Burundi – Samson Ahadi Cishugi – hydrobiologiste et étudiant en Gestion Globale des Risques et des Crises – a effectué son stage d’avril à fin septembre 2025, au sein du bureau pays de Join For Water au Burundi. Une immersion complète, qui donne tout son sens à sa vocation professionnelle. Il a désormais obtenu son master, mais nous tenons à partager ses réflexions et ses expériences.

Affecté au projet VIKAP, le Programme international d’action climatique de la Flandre, mis en œuvre dans les provinces burundaises de Bubanza (commune de Bubanza), Bujumbura Rural (commune d’Isare), Gitega (commune de Bugendana) et Kirundo (communes de Bugabira et Kirundo), il œuvrait  au cœur des territoires vulnérables au changement climatique.

L’objectif principal du projet est de contribuer à l’amélioration des stratégies et des solutions basées sur la nature en réponse aux défis climatiques à la fois par les acteurs de terrain et par les décideurs politiques avec l’apport d’une meilleure connaissance des effets des mesures déjà connues et appliquées et des raisons pour lesquelles elles sont ou ne sont pas appropriées par les communautés locales.

Samson:

« Le fait de pouvoir travailler dans une organisation œuvrant directement avec les communautés, sur des enjeux aussi vitaux que l’eau et la résilience, a été une chance rare. »

« Chaque province a ses particularités. C’est un vrai terrain d’apprentissage sur les interactions entre nature, climat et communautés humaines. »

Samson Ahada Cishugi

Témoignage

Dans un pays où les aléas climatiques se multiplient, planifier la gestion de l’eau, ce n’est pas une option. C’est un impératif stratégique. La modélisation prospective permet de construire des solutions concrètes, en tenant compte des risques, de la croissance démographique et des mutations environnementales.

Samson Ahadi Cishugi, 31 ans, hydrobiologiste, master en Gestion globale des risques et des crises

Son mémoire de master portait sur la modélisation des besoins en eau dans le contexte du changement climatique.

Samson :

« Mon travail de recherche vise à anticiper les besoins futurs en eau, tout en intégrant une gestion préventive et durable des ressources. Car agir aujourd’hui, c’est prévenir demain. »

Et Samson termine son témoignage en disant :

« Ce stage m’a ouvert à d’autres dimensions d’apprentissage : relationnelle, culturelle, logistique, institutionnelle, communautaire. J’ai découvert aussi l’importance de la communication interculturelle, de l’adaptation sur le terrain, et de la patience. »

« Grâce à cette expérience de terrain, je confirme que la résilience ne se décrète pas. Elle se construit, au quotidien, avec les populations, dans leurs réalités quotidiennes. »